Retour à la liste

La rue de Lourcine, 1836.

113 Rue Léon-Maurice Nordmann Paris

Jusqu'au Second Empire et jusqu'à Haussmann, une artère importante relie la rue de la Santé à l'église Saint-Médard. C'est la rue de l'Oursine, devenue au fil des siècles la rue de Lourcine. Dans sa partie nord, elle est devenue en 1890 la rue Broca, et dans sa partie sud, elle se nomme depuis 1944 rue Léon-Maurice Nordmann. Le préfet de police Girod a décidé le 14 octobre 1830 que les gens arrêtés pour mendicité seraient conduits à la "Maison de refuge et de travail" située au numéro 95 bis de la rue de Lourcine, dans les bâtiments de l'ancien couvent des Cordelières, à l'emplacement de l'hôpital Broca.

Un peu plus au sud, au 113 rue de Lourcine (113 rue Léon-Maurice Nordmann), la police découvre en mars 1836 une fabrique clandestine de poudre, tenue par des étudiants en droit et en médecine. Les uns apportent les ingrédients, les autres pilent dans des mortiers. On pense qu'ils préparaient un complot avec des membres de la Société des droits de l'homme et quelques jeunes avocats. Le local a été loué par Eustache Beaufou, de la secte des saint-simoniens. Des mandats d'arrêt sont délivrés contre Auguste Blanqui (v. 1er arr, Palais de justice, cour d'assises),  et Armand Barbès (photo), étudiants en droit. Barbès demeure 10 rue Saint-Benoit-Saint-Germain et il y sera arrêté en compagnie de Blanqui (v. suite 6ème arr, rue Saint-Benoît).

(dessin X)