Retour à la liste

Les Filles de la Providence.

28bis Rue de l'Arbalète Paris

   La maison des Filles de la Providence était l'un des nombreux établissements que Paris ait connus pour les jeunes filles tombées dans la débauche du fait de la misère. Elle avait été créée dans les années 1630 par Marie Lumague (1599-1657), veuve de François Pollalion, diplomate et conseiller du roi Louis XIII.

   Cette maison avait d'abord été créée hors de Paris, dans une maison que possédait Marie Pollalion, riche parce que fille de banquier. La maison fut d'abord transférée dans le village de Charonne qu'elle ne quitta pour Paris, à l'invitation du roi, qu'au début des années 1650.

   A Paris, l'entrée de cet établissement était située à l'emplacement du 28 bis rue de l'Arbalète, en face de la maison des Filles de Sainte-Agathe, et ses bâtiments se trouvaient le long de la rue de l'Arbalète, presque en face à ceux du Jardin des Apothicaires. Formant un angle, les bâtiments longeaient aussi le tracé de la future rue Claude-Bernard.

   L'enclos entourait un grand jardin, au nord des bâtiments, qui atteignait au nord-ouest le jardin des Feuillantines et celui des Orphelines du Saint enfant Jésus. De l'autre côté de la rue Claude-Bernard, se trouvait le jardin du Val-de-Grâce.

   Vincent de Paul avait pris sous sa protection ces Filles de la Providence et il dirigea l'institution. C'est d'ailleurs lui qui obtint cet emplacement dans Paris, en sollicitant la reine.

   La chapelle était dédiée à saint Sébastien. Le couvent, fermé à la Révolution, fut remplacé par une raffinerie de sucre et une fonderie et démoli en 1859.

(Photo illustration)