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L'Abbaye aux Bois.

16 Rue de Sèvres Paris

L'Abbaye aux Bois occupait de 1654 à 1908 un petit enclos entre le boulevard Raspail, la rue de la Chaise, la rue de Sèvres et la rue des Saint-Pères.

Il ne reste de l'abbaye que le nom de la "rue Récamier" car c'est à l'Abbaye aux Bois que Juliette Récamier, "Madame Récamier", la femme mondaine d'un banquier ruiné, connue pour avoir lancé la mode vestimentaire sous le Directoire, vint terminer ses jours, entre 1810 et 1849.

L'Abbaye aux Bois, délaissée, à l'abandon, a été détruite en 1908.

Elle devait son nom à l'abbaye fondée au milieu des bois dans le diocèse de Noyon (Oise) en 1202 par le châtelain Jean de Nesle et son épouse. Cette abbaye déménagea en 1654 pour s'installer à Paris, dans un couvent délaissé, au bord du chemin de Sèvres.

Les derniers bâtiments, construits au dix-huitième siècle étaient fort imposants, autour d'une église sans clocher. Ils présentaient notamment de hautes maisons austères dont le rez-de-chaussée ouvrait sur un cloître par une succession de grandes portes-fenêtres en arcades.

L'abbaye fut transformée en prison sous la Révolution, décrétée bien national et vendue en 1797 avant d'être rendue au culte en 1802, comme annexe de la paroisse Saint-Thomas d'Aquin.

Elle devint dès lors une sorte de maison de retraite pour dames cultivées ou célèbres et c'est ainsi que Mme Récamier y termina ses jours comme la femme de lettres Anne-Marie d'Hautpoul.

Le 29 mai 1831, au milieu d'une foule extraordinaire, on y célébra les obsèques de l'abbé Grégoire, le prêtre révolutionnaire.

(Photo CPA)