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Vandalisme chez Citroën, 1970.

Rue du Professeur Florian Delbarre Paris Paris

19 octobre 1970. Les usines Citroën n'ont pas encore quitté le quai de Javel. Installées en 1915, elles déménageront en 1975. Ce jour-là, dix-sept voitures neuves, des DS et des ID, sont incendiées sur un parking, à proximité du pont du Garigliano. Sept jeunes sont arrêtés. Un jeune chirurgien dentiste qui a choisi d'être plongeur par attachement à la cause des travailleurs, Dominique Bourret, est accusé d'avoir participé à l'opération. Défendu par Thierry Mignon et Henri Leclerc, il sera condamné à dix-huit mois d'emprisonnement, dont six avec sursis, le 4 mars 1971 par le tribunal correctionnel. Ses défenseurs affirment que s'il a été trouvé en possession de tracts de revendication, il s'agissait de son seul rôle, l'incendie ayant été allumé par des ouvriers de l'usine. A l'audience, Bourret déclare que ce n'est pas lui mais qu'il est "solidaire de cette opération" et "que l'on sache sa signification politique". Le jeune homme avait été repéré dans le XIIIe arrondissement parce qu'il utilisait la Fiat 500 des incendiaires, mis en fuite peu de temps auparavant par les gardiens de l'usine. Cinquante-sept bouteilles inflammables ont été trouvées sur les lieux.

(photo doc Citroën)